Fiscalité immobilière

Fiscalité des revenus en SCI : Le guide complet

Plongez dans l'univers de la fiscalité des Sociétés Civiles Immobilières (SCI). Cet article détaillé vous explique tout ce que vous devez savoir sur l'imposition des revenus locatifs : la différence entre revenus fonciers et BIC, les avantages et inconvénients des régimes à l'IR et à l'IS, et les stratégies pour optimiser votre situation. Un guide indispensable pour tout investisseur immobilier.

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Folly Germain AMOUZOUVI DOVO - Juriste fiscaliste et Fondateur de Lexanova

16 octobre 2025

5 min de lecture
Fiscalité des revenus en SCI : Le guide complet

Vous envisagez d'investir dans l'immobilier ou de structurer la gestion de votre patrimoine ? La Société Civile Immobilière (SCI) est un outil juridique incontournable qui offre une grande souplesse pour détenir et transmettre des biens immobiliers. Mais comme pour tout investissement, la fiscalité est un enjeu majeur.

Comprendre comment sont imposés les revenus générés par une SCI est essentiel pour optimiser votre situation et prendre les bonnes décisions.

Que vous soyez un investisseur aguerri ou que vous découvriez le monde de la SCI, cet article est fait pour vous.

Nous allons décortiquer ensemble les deux principaux régimes d'imposition des revenus : les revenus fonciers et les bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Vous découvrirez dans quelles situations votre SCI peut basculer d'un régime à l'autre et, surtout, quelles stratégies mettre en place pour optimiser votre fiscalité.

La SCI : Un outil patrimonial aux multiples facettes

Avant de plonger dans les détails fiscaux, rappelons ce qu'est une SCI. Il s'agit d'une structure juridique permettant à au moins deux personnes (les associés) de détenir et de gérer un ou plusieurs biens immobiliers. Ses avantages sont nombreux : faciliter la gestion d'un bien détenu à plusieurs, organiser la transmission du patrimoine de manière progressive et optimisée, ou encore séparer le patrimoine immobilier du patrimoine professionnel.

Le régime fiscal par défaut d'une SCI est celui de la "transparence fiscale". Cela signifie que la société elle-même n'est pas imposée. Ce sont les associés qui déclarent leur quote-part des bénéfices (ou des déficits) directement dans leur propre déclaration de revenus, dans la catégorie des revenus fonciers. C'est ce qu'on appelle la SCI à l'IR (Impôt sur le Revenu).

Cependant, la SCI peut, sur option ou de manière obligatoire, être soumise à l'Impôt sur les Sociétés (IS). Ce choix a des conséquences profondes sur la manière dont les revenus sont calculés et imposés, ainsi que sur les stratégies d'optimisation possibles.

Les Revenus Fonciers : Le régime de base de la SCI à l'IR

Lorsque votre SCI se consacre à la location de biens immobiliers "nus" (non meublés), les revenus générés sont qualifiés de revenus fonciers. Chaque associé est alors imposé personnellement sur la part des bénéfices qui lui revient, proportionnellement au nombre de parts qu'il détient dans la société.

Comment calculer le revenu foncier imposable ?

Le calcul du revenu foncier net est une étape clé. Il s'obtient en déduisant des loyers bruts encaissés par la SCI l'ensemble des charges et frais supportés durant l'année. La liste des charges déductibles est précisément encadrée par le Code Général des Impôts, notamment à l'article 31 du CGI.

Les principales charges déductibles comprennent :

  • Les frais de gestion et d'administration : frais de gérance, de procédure, honoraires de syndic de copropriété, etc.
  • Les dépenses de réparation et d'entretien : travaux visant à maintenir ou remettre le bien en bon état (ravalement de façade, réfection de toiture, etc.), sans en modifier la structure.
  • Les dépenses d'amélioration : travaux apportant un équipement ou un élément de confort nouveau, sans modifier le gros œuvre (installation d'un chauffage central, d'une salle de bain, etc.). Attention, les travaux de construction, reconstruction ou d'agrandissement ne sont pas déductibles.
  • Les provisions pour charges de copropriété.
  • Les primes d'assurance (assurance propriétaire non-occupant, garantie loyers impayés).
  • Certaines impositions : la taxe foncière est la charge la plus courante.
  • Les intérêts des emprunts contractés par la SCI pour l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des biens.

Le résultat (bénéfice ou déficit) est ensuite réparti entre les associés, qui l'intègrent à leur déclaration de revenus. Le bénéfice foncier est soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (17,2 %).

Le cas particulier du déficit foncier

Que se passe-t-il si les charges déductibles sont supérieures aux loyers perçus ? La SCI génère alors un déficit foncier. Ce déficit est également réparti entre les associés et présente un avantage fiscal non négligeable.

Chaque associé peut imputer sa quote-part de déficit sur son revenu global (salaires, pensions, etc.) dans la limite de 10 700 € par an. La fraction du déficit qui excède cette limite, ainsi que la part correspondant aux intérêts d'emprunt, ne peut être imputée que sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Le régime micro-foncier : une option simplifiée

Si le total des loyers bruts perçus par un foyer fiscal (incluant sa quote-part de SCI) est inférieur à 15 000 € par an, il peut opter pour le régime micro-foncier. Ce régime permet de bénéficier d'un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus locatifs, représentatif de l'ensemble des charges. Aucune déduction de charges réelles n'est alors possible.

Cette option est simple mais pas toujours la plus judicieuse. Si les charges réelles de la SCI (travaux, intérêts d'emprunt) dépassent 30 % des loyers, le régime réel reste plus avantageux.

Les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) : Quand la SCI bascule

La nature de l'activité exercée par la SCI peut la faire sortir du champ des revenus fonciers. Si elle se livre à une activité considérée comme commerciale par l'administration fiscale, ses revenus sont alors qualifiés de Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Dans quels cas une SCI relève-t-elle des BIC ?

Le cas le plus fréquent est la location meublée. La location habituelle de locaux garnis de meubles est une activité commerciale par nature. Si votre SCI loue un ou plusieurs biens en meublé, elle exerce une activité commerciale.

D'autres activités, plus rares, peuvent aussi entraîner cette qualification :

  • L'achat régulier de biens immobiliers en vue de leur revente (activité de marchand de biens).
  • La location d'un établissement commercial ou industriel muni du mobilier nécessaire à son exploitation.

Les conséquences fiscales du passage en BIC

Le passage d'une activité civile (location nue) à une activité commerciale (location meublée) a une conséquence fiscale majeure et irréversible : l'assujettissement obligatoire de la SCI à l'Impôt sur les Sociétés (IS).

Ce basculement est souvent subi plus que choisi. Il est crucial d'en comprendre les implications :

  1. Imposition au niveau de la société : Ce n'est plus l'associé qui est imposé, mais la SCI elle-même. Elle doit calculer son résultat fiscal et payer l'IS.
  2. Changement des règles de calcul : Le résultat n'est plus déterminé selon les règles des revenus fonciers, mais selon les règles comptables et fiscales des BIC. La principale différence est la possibilité de pratiquer des amortissements.
  3. Double imposition potentielle : Les associés ne sont imposés personnellement que s'ils perçoivent des dividendes. Ces dividendes sont alors soumis à la "flat tax" (Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 %) ou, sur option, au barème progressif de l'IR après un abattement de 40 %.

Une tolérance administrative existe : si les recettes commerciales (loyers de la location meublée) représentent moins de 10 % des recettes totales de la SCI, celle-ci peut conserver son régime à l'IR. Mais attention, cette tolérance est fragile et doit être maniée avec précaution.

Stratégies d'optimisation : IR ou IS, comment choisir ?

Au-delà du basculement obligatoire vers l'IS en cas d'activité commerciale, une SCI à l'IR peut opter volontairement pour l'IS. Cette décision, qui est irrévocable, doit être mûrement réfléchie car elle modifie en profondeur la fiscalité de votre investissement.

L'intérêt de l'amortissement en SCI à l'IS

Le principal avantage de l'IS est la possibilité d'amortir le bien immobilier. L'amortissement est une charge comptable qui correspond à la constatation de la perte de valeur du bien due à son usure et au temps qui passe. Cette charge, non décaissée, vient réduire le bénéfice imposable de la SCI.

Concrètement, la SCI peut déduire chaque année une fraction du prix de l'immeuble (hors valeur du terrain, qui n'est pas amortissable). Cela permet de diminuer, voire d'annuler, le bénéfice imposable et donc l'impôt sur les sociétés pendant de nombreuses années.

Exemple pratique : Impact de l'amortissement

Une SCI à l'IS achète un appartement pour 250 000 € (dont 50 000 € pour le terrain). Elle perçoit 12 000 € de loyers annuels et a 3 000 € de charges diverses (taxe foncière, assurance, etc.).

  • La valeur amortissable du bâtiment est de 200 000 €. Amorti sur 25 ans, l'amortissement annuel est de 8 000 €.
  • Résultat fiscal = Loyers - Charges - Amortissement
  • Résultat fiscal = 12 000 € - 3 000 € - 8 000 € = 1 000 €
  • Impôt sur les sociétés (taux réduit de 15 %) = 1 000 € * 15 % = 150 €

Sans l'amortissement, le bénéfice aurait été de 9 000 € et l'impôt de 1 350 €. L'amortissement permet de réduire considérablement l'imposition des revenus locatifs.

SCI à l'IR : Idéale pour créer du déficit et réduire son revenu

Le régime de l'IR reste très pertinent si votre objectif est de réduire votre impôt sur le revenu personnel. C'est particulièrement vrai si vous réalisez des travaux importants ou si vous avez recours à un emprunt conséquent.

Le mécanisme du déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € est un levier puissant. Il permet de générer une économie d'impôt proportionnelle à votre Taux Marginal d'Imposition (TMI). Plus votre TMI est élevé, plus l'économie est importante.

SCI à l'IS : Parfaite pour capitaliser et développer un patrimoine

L'IS est la stratégie à privilégier si vous n'avez pas besoin des revenus locatifs pour vivre et que votre objectif est de réinvestir les bénéfices pour développer votre patrimoine.

Grâce à l'amortissement, la trésorerie dégagée par la SCI (cash-flow) est souvent supérieure au bénéfice imposable. Les bénéfices peuvent être mis en réserve dans la société avec une fiscalité maîtrisée (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), permettant de financer plus facilement de nouvelles acquisitions.

Attention à la fiscalité de la sortie !

Le choix entre IR et IS doit aussi intégrer la fiscalité applicable en cas de revente du bien.

  • En SCI à l'IR, la plus-value est calculée selon le régime des plus-values des particuliers. Vous bénéficiez d'abattements pour durée de détention, menant à une exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans.
  • En SCI à l'IS, la plus-value est une plus-value professionnelle. Elle est calculée par différence entre le prix de vente et la Valeur Nette Comptable (prix d'achat moins les amortissements pratiqués). Les amortissements ayant réduit la valeur du bien, la plus-value imposable peut être très élevée. Elle est taxée à l'IS, puis les associés sont à nouveau taxés sur le boni de liquidation lors de la dissolution.

Questions fréquentes

Oui, mais avec une grande prudence. L'administration fiscale tolère que les recettes de la location meublée ne dépassent pas 10 % des recettes totales de la SCI pour qu'elle puisse rester à l'IR. Si vous dépassez ce seuil, le passage à l'IS devient obligatoire et irréversible.
Les charges déductibles les plus courantes sont les dépenses de réparation et d'entretien, les intérêts d'emprunt, la taxe foncière, les primes d'assurance, les frais de gestion et les provisions pour charges de copropriété. Les travaux d'agrandissement ou de reconstruction ne sont pas déductibles.
Le principal avantage de l'IS est la possibilité de déduire l'amortissement du bien immobilier. Cette charge comptable permet de réduire significativement le bénéfice imposable de la SCI, et donc l'impôt à payer, ce qui favorise la capitalisation et le réinvestissement.
Cela dépend de la durée de détention. Pour une détention longue (plus de 22 ans), la SCI à l'IR est souvent plus avantageuse car elle permet de bénéficier d'abattements qui peuvent exonérer totalement la plus-value. Pour une détention courte, la fiscalité de la plus-value professionnelle en SCI à l'IS peut s'avérer très lourde en raison de la réintégration des amortissements.
Les dividendes que la SCI à l'IS verse à ses associés sont, par défaut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou "flat tax") de 30 %, qui se compose de 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Les associés peuvent toutefois opter pour l'imposition au barème progressif de l'IR, ce qui leur permet de bénéficier d'un abattement de 40 % sur le montant des dividendes.

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Maître Yaël Sion, fondatrice du Cabinet Sion Avocat à Marseille depuis 2015, exerce en droit fiscal, droit des entreprises en difficulté et transactions immobilières. Avocate au Barreau de Marseille, elle accompagne particuliers, entrepreneurs et professions médicales sur toutes les questions fiscales et patrimoniales complexes. Diplômée Avocat Mandataire Immobilier, elle gère l’ensemble des opérations de cession ou d’acquisition de biens ou sociétés. Consultante et formatrice reconnue en fiscalité, elle adopte une défense créative et engagée, proposant des solutions personnalisées et innovantes. Elle privilégie une approche transversale, centrée sur la sauvegarde de ses clients face à des contextes juridiques et fiscaux sensibles.

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Me Lucie Lafuente, titulaire d’un Master 2 en Droit des Affaires et fiscalité ainsi que du DJCE, accompagne les entreprises et particuliers sur des dossiers complexes en droit fiscal et en droit des sociétés. Forte d'une solide expérience en droit des affaires, elle se distingue par son parcours universitaire spécialisé et son engagement à offrir un accompagnement juridique confidentiel et rigoureux. Ancien Premier Secrétaire de la Conférence, elle vous conseille également en droit pénal des affaires et droit du travail. Le cabinet accepte l’aide juridictionnelle et adapte chaque stratégie au contexte fiscal ou social de ses clients.

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Article mis à jour le 13 janvier 2026